Bon. On va être honnête dès le départ : oui, je suis clairement à la bourre sur la hype de cette guitare. La Squier J Mascis Jazzmaster fait parler d’elle depuis des années, elle est déjà passée entre les mains de la moitié d’Internet… et pourtant, je n’ai testé la mienne pour la première fois que pendant les fêtes de Noël qui viennent juste de se terminer.
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Comme quoi, mieux vaut tard que jamais. Et spoiler : je comprends enfin pourquoi cette guitare a acquis ce statut quasi culte.

On adore
- Clairement le manche plus épais
- Le son « Jazzmaster énervé »
- Le rapport qualité/prix
On regrette
- Pas de housse fournie
- La touche en laurier indien (juste pour le look)
Premières impressions : bien au-dessus de ce que son prix laisse penser
Dès la prise en main la Squier J Mascis Jazzmaster donne une impression assez rare à ce niveau de gamme : celle d’un instrument “sérieux”. Pas “sérieux pour une Squier”, pas “bien pour le prix”. Sérieux, point.
La finition est propre, le corps résonne bien à vide, l’ensemble respire la solidité. On est clairement sur une guitare qui pourrait coûter beaucoup plus cher sans choquer personne.
Mention spéciale au pickguard anodisé doré, qui divise mais qui, en vrai, fonctionne à merveille. C’est rétro, c’est assumé, et ça donne immédiatement une identité très forte à l’instrument.
Le manche de la J Mascis : un vrai coup de cœur
Parlons du point qui m’a le plus marqué.
👉 Ce manche est légèrement plus épais que les autres manches Squier, et franchement j’aimerais vraiment qu’on le retrouve sur d’autres modèles de la marque, parce qu’il est vraiment confortable.
On est sur un profil en C, mais avec plus de matière sous la main. Résultat :
- meilleure sensation de contrôle
- prise en main hyper naturelle
- aucune fatigue sur les longues sessions

Ajoutez à ça les frettes jumbo, et vous obtenez une guitare qui donne immédiatement envie de jouer. Les bends passent tout seuls, le vibrato est fluide, et on a cette sensation très agréable de ne jamais “lutter” contre l’instrument.
Clairement, ce manche fait partie des meilleurs arguments de cette Jazzmaster.
Sonorités : Jazzmaster, mais avec du caractère
Côté micros, on est sur deux simples bobinages Jazzmaster. Et non : ce ne sont pas des P90.
Le rendu est typiquement Jazzmaster, mais avec un peu plus de coffre et de définition que ce qu’on trouve parfois sur des modèles plus sages.
Circuit Lead
- sons clairs brillants et ouverts
- attaques précises
- excellente réaction aux pédales d’overdrive et de fuzz
Circuit Rhythm
Et là, c’est le bonus que beaucoup redécouvrent avec ce modèle. Le circuit rhythm permet d’obtenir un son plus chaud, plus rond, presque feutré, parfait pour :
- des intros atmosphériques
- des rythmiques plus posées
- ou simplement changer d’ambiance sans toucher à l’ampli
La guitare passe sans problème du clair cristallin au gros mur de fuzz. Elle encaisse très bien les saturations, ce qui n’est pas toujours gagné avec des simples bobinages.

Accastillage et confort de jeu de la Squier J Mascis Jazzmaster
J’ai pas tellement fait attention à ces éléments en la jouant, ça indique que ce n’est pas négatif ! Voilà ce que j’ai pu noter en substance :
- chevalet Adjusto-Matic stable
- vibrato flottant efficace et doux
- mécaniques vintage précises
La guitare tient l’accordage correctement, même avec un usage raisonnable du vibrato. Ce n’est pas une Jazzmaster “capricieuse” : elle inspire confiance, y compris pour la scène.
Côté poids, rien d’excessif : on peut jouer longtemps sans se ruiner le dos.
Une guitare qu’on achète les yeux fermés

La Squier J Mascis Jazzmaster n’est pas “bonne pour une Squier”. C’est une très bonne guitare, tout court.
- manche ultra confortable
- son polyvalent et inspirant
- vraie personnalité
- aucun sentiment de compromis
Si vous cherchez une Jazzmaster fiable, expressive, agréable à jouer et capable de rivaliser avec des modèles bien plus chers, c’est clairement l’un des meilleurs choix du marché.
👉 Essayez-en une… mais ne soyez pas surpris si vous repartez avec. 🎸

